Nos bivouacs coups de cœurs en Namibie

Loin de tout mais avec ceux qui comptent le plus,

Perdu dans des paysages magnifiques,

Chez des inconnus aux histoires de vie incroyables,

Nous vous livrons ici le top 5 de nos bivouacs sur quelques 70 nuits passées sous les étoiles en Namibie.

#1 : Dans un village Himba abandonné (notre préféré)

Ayant quitté le dernier village voilà plus de 2 heures, nous sommes engagés dans un lit de rivière asséché à la recherche des éléphants du désert : pas âme qui vive, pas de pistes aux alentours, une incroyable rencontre avec des girafes 1 heure ou 2 plus tôt….. Et le soleil qui décline déjà.

Il est temps de trouver un endroit pour monter le camp. Tout à coup, en regardant sur la rive gauche, Marie aperçoit un village Himba. Nous décidons d’établir le contact pour y passer la nuit. Mais en s’approchant, nous découvrons que ce village est abandonné. Les vestiges caractéristiques (enclos pour le bétail, huttes en bois et en bouse) reprennent vie dans les rires et les jeux de Louison, Léontine, Oscar et Achille.

Bientôt notre tente est dressée au milieu de ce décor irréel. La vue des montagnes dans le soleil couchant de l’autre côté du lit de rivière est superbe. Le lever de lune derrière nous est étonnant : c’est la pleine lune et un gros disque jaune orangé éclaire tout le tableau, nous permettant de distinguer très nettement nos ombres. La musique du bush nous bercera toute la nuit.

Coordonnées GPS : Latitude : 18° 44.097’S / Longitude : 12° 56.581’E

Bivouac sauvage

 

#2 : Dans une ferme du bout du monde (Mbakondja river campsite)

Nous quittons la piste principale en décidant de faire confiance à un très vieux panneau rouillé indiquant un camping à quelques 6 km dans le bush. Le chemin est tortueux et fort caillouteux. Quelques zèbres surpris nous regardent approcher puis s’enfuient au galop.

La chaleur est étouffante, il fait 40°C. Nous commençons à nous demander si ce panneau n’était pas un mirage ou si le camping indiqué existe toujours. Tout le monde ouvre l’œil, une équipe en opération anti braconnage nous a affirmé qu’il y avait des rhinos par ici… Soudain, sur une crête, quelques huttes apparaissent, un homme et une femme nous accueillent. Le camp est juste en contrebas, au milieu de cultures diverses. Nous sommes en train de nous installer quant une femme vêtue d’une superbe tenue colorée appelle Oscar et lui tend… une énorme pastèque !!!

C’est Philippine, la mère du foyer. Tous les jours, elle vient dans son champ pour arroser grâce à l’eau du puit creusé à la main par son mari Nicholas. C’est une grand-mère, sourcière à ses heures, qui lui avait indiqué où creuser. Ce puit, c’est toute la richesse du couple.

Au fil des années, ils ont tiré des canalisations et construit une douche et des toilettes pour créer le camping. Grâce à l’argent gagné, ils ont pu envoyer leurs 7 enfants à l’école.

Sanitaires : Douche et Toilettes « locales » : mur en bouse de vache, douche avec vue sur les champs alentours. Eau chaude en fin de journée (chauffée par le soleil). Dit comme ça, c’est pas très engageant, mais très agréable.

Accueil : très chaleureux et familial.

Ce qu’on a aimé : Ici, bien plus que dans les « grands » campings, on a pu avoir des échanges avec la famille sur son mode de vie. On a bien plus appris sur le pays ! Ah, et en plus, en dormant là, on a l’impression de vraiment participer à l’économie locale.

Coordonnées GPS : Latitude : 19° 30.065’S / Longitude : 13° 49.160’E

Tel (Jacky) : +264 816 641 440

 

#3 : Sous un baobab géant chez les Sans

Un baobab avec un circonférence de plus de 30 mètres, ça ne doit pas être difficile à trouver… C’est ce qu’on se dit quand on quitte la piste principale, à la recherche de ce mastodonte. Le premier mastodonte sur lequel nous tombons n’est pas celui qu’on pense… Il a des grandes oreilles et une trompe… Eh oui, ici, les éléphants se baladent librement. On est obligé de patienter plusieurs minutes pour que celui-ci nous libère la piste… Certains ont des feux rouges, nous avons les éléphants !

Quelques virages plus loin, toujours pas de baobab, mais un village San. Ce peuple de nomades est l’un des plus anciens d’Afrique. Ils chassent encore à l’arc en utilisant des flèches empoisonnées. Par chance l’un des habitant parle anglais. Nous commençons donc la journée par une marche dans le bush accompagnés de la chef du village, une vielle femme connaissant tout les secrets pour trouver de la nourriture et des plantes remèdes, d’un chasseur (à l’arc évidement) et de notre interprète. Quelques heures plus tard, nous voilà en train de monter le camp sous un baobab géant…. Pour la plus grande joie des enfants, les San ont construit une cabane dans cet arbre gigantesque ! Je prends ma douche perché sur ce baobab à la lumière de la lune, sous les étoiles et assailli par les moustiques.

Attention, ne pas se tromper de baobab, les 2 premiers ne sont pas optimisés pour le bivouac ! Considérez qu’il n’y a pas d’ablutions (les toilettes rudimentaires ne sont pas très propres) ; se méfier des éléphants (nous en avons croisé un à l’aller et le même au retour, on se sent vite petit J)

Coordonnées GPS : Latitude : 19° 40.635’S / Longitude : 20° 37.106’E

 

#4 : La clairière de rêve proche de la Van Zyl Pass

Une boucle loin de tout : prévoyez d’être en autonomie totale (eau, nourriture, carburant, mécanique). Notre équipage quitte le dernier village après avoir rempli nos jerricanes vides d’une essence à la couleur douteuse. Une jolie piste s’enfonce dans un paysage verdoyant et vallonné. Au gré des kilomètres, on effectue quelques passages de rivière à sec, très sableux pour certains, mais plus on avance plus le bush est dense, impossible de quitter la piste pour monter le camp en sauvage. Tout à coup, en haut d’une colline, un passage entre quelques arbustes ! Après une reconnaissance à pied, on tombe sur une clairière de rêve, suffisamment loin de la piste pour ne pas être vu. A quelques kilomètres de là se trouve un village Himba connu pour ses foires aux bestiaux. Les vendeurs se font souvent payer en bière. Ne sachant pas si le troc est ouvert aujourd’hui, nous préférons éviter les rencontres avec des personnages trop alcoolisés…. On limite le niveau sonore et le feu de camp au minimum.

On fait l’école le lendemain matin au milieu des fleurs de cette clairière digne du comte de la belle au bois dormant.

Coordonnées GPS : Latitude :  17° 28.548’S / Longitude :  13° 5.607’E

#5 : Le « bush camp » sauvage du Spitzkoppe

Si vous n’aimez pas camper au milieu des mouches en plein cagnard pour un prix exorbitant, ce bivouac sauvage au bord d’un lit de rivière asséché est une excellente alternative.

Il vous faut quitter la piste quelques kilomètres avant le site de Spitzoppe et suivre un lit de rivière sur quelques centaines de mètre. Une fois dissimulé dans le bush et en prenant bien soin de ne pas risquer l’inondation causée par une crue éclaire, il ne vous reste plus qu’à monter la tente. La vue sur les montagnes de Spitzkoppe dans le soleil couchant et sous les orages de la saison des pluies est saisissante.

Coordonnées GPS : Latitude :   21° 46.397’S / Longitude :   15° 14.206’E